Les IVa s'expriment...

Les IVA s’expriment…

Voici ma principale inquiétude en tant que cadre opérationnel filière management recruté à l'ANPE par concours externe en 2005. 

Lorsque je consulte la fiche de poste "Responsable d'équipe" (chapitre 2.3.3 "Rôles et missions") présentée en CCE transitoire le 3 mars dans le cadre du déploiement des sites mixtes, je ne retrouve pour ainsi dire aucun des champs d'intervention et d'action qui m'ont fait trouver mon métier si passionnant depuis que je suis rentrée à l'Agence. Quelques morceaux choisis : 

- "il (le REP) fait partager par les collaborateurs de son équipe les axes d'intervention retenus aux différents niveaux de Pôle emploi (DG DR DT ELD)."

On ne saurait être plus clair : pas question pour les REP de participer aux processus de décisions, mais juste transmettre et faire exécuter dans une logique unique descendante !

-         "il est responsable de la production et de la délivrance des services (...)"

-         "il pilote l'activité et est responsable de l'atteinte des objectifs de son équipe"

-         "il planifie l'activité des collaborateurs de son équipe."

-         "il assure la construction des plans d'action et leur mise en œuvre (...)"

-         "il s'assure par des contrôles directs de la réalité et de la qualité des traitements et des services réalisés."

Aucune marge de manœuvre, aucun encouragement à l'initiative, pas d'appropriation, pas de participation, pas de réflexion et/ou de prospection, neutralisation de toute force de proposition... et ce, imposé aux REP comme aux collaborateurs. Mais par contre, le REP est clairement désigné comme responsable direct de la "bonne conduite" de ses collaborateurs et de leurs bons résultats. Gare donc à celui ou celle de ces collaborateurs qui ne rentrerait pas dans le moule !

-         "il assure des entretiens de suivi d'activité avec chaque collaborateur de son équipe."

-         "il assure un reporting hebdomadaire (sic) de l'activité des collaborateurs de son équipe et des entretiens de suivi d'activité lors de la réunion de l'équipe locale de direction ou directement au directeur de site."

Personnellement, cela m'évoque plus la notion de harcèlement que celle de management... (harcèlement subi par les collaborateurs mais aussi par les REP!)

Bienvenue dans le meilleur des mondes, standardisé, normalisé, déshumanisé...et entièrement sous contrôle bien sûr !!!

 

A mes yeux, cette fiche de poste n'est qu'une sorte de version écrite moderne de ce qui était attendu d'un contremaître il y de nombreuses décennies, une sorte de redéfinition du personnage de "petit chef". En ce qui me concerne, je ne suis pas entrée à l'Agence en tant que cadre pour en arriver à exercer ce type de fonction. L'établissement m'avait jusqu'ici offert de très belles opportunités professionnelles et m'avait permis l'exercice extrêmement riche et varié d'une vraie activité de management, autonome, proactif et participatif. Demain, si ceux qui nous dirigent confirment et mettent en œuvre cette orientation, nous pourrions être plus d'un(e) AEP/REP à vouloir quitter cette nouvelle institution.

 

 

Quand le IVA forme le nouveau directeur

         Aujourd’hui mon site est passé en site mixte. Le directeur est un ex-assedic, non formé et non préparé à manager la ressource EX-ANPE (SMP, Offres etc …). Mon Dale part en retraite, de plus, je suis dans un site où après fusion nous sommes environ 20 agents. Nous savons qu’il n’y aura : qu’un directeur de site, un Animateur d’équipe et un assistant de production dans l’équipe de direction (mais sans fonction managériale).

Pour moi cela signifie, que la fonction AEP est différente de celle d’animateur d’équipe ! Car pour mon cas, je vais me retrouver avec plus d’agents à gérer, en plus des 2 filières, et surtout le temps que le directeur soit à « niveau » des connaissances en placement je risque de faire l’intérim sur pas mal de choses, et de plus je vais devoir développer mes connaissances dans le domaine de l’indemnisation afin de pouvoir gérer comme numéro 2 cet aspect dans mon site.

Concernant le statut de cadre, pour ma part je suis entré à l’agence il y’a 3 ans sur un concours de « cadre opérationnel » en fait au début je pensais être cadre, à la vue de mon poste, et des responsabilités que j’ai en matière de signature de contrats aidés par exemple je pense que le statut carde se justifie.

La crainte est que durant la transition fusion, les directeurs ex ASSEDIC se déchargent sur les AEP que l’on fasse le boulot et que dans un an ou 2 qu’on nous dise merci et basta !

 

 

Quelles perspectives de carrières ?

         Il existe de nombreuses questions pour les IVA !

- vu le nombre de cadres aujourd’hui, quelle possibilité de carrière réelle à moyen terme ?

- certains d’entre nous assumaient des postes de contenu IVB avec la part d’autonomie et de stratégie qui était liée. Avec la fusion, les contenus de poste ont souvent régressé en structure. La question est de savoir quelles seront les compétences prises en compte lors du reclassement dans la nouvelle convention : toutes celles qui ont pu être mises en œuvre par le passé ou seulement celles d’aujourd’hui ?

- au-delà du niveau IVA, comment l’indice et l’ancienneté seront-ils pris en compte  lors du passage à la nouvelle convention ? Y aura-t-il des opportunités de passage au niveau cadre ?

 

 

         Je suis AEP et je suis effectivement préoccupé par l’évolution qui attend cette partie du personnel, qu’on appelle managers, mais que l’on range au niveau des agents de maitrise dans la grille de correspondance ANPE/ASSEDIC. Au delà de cette classification rétrograde, la plupart des collègues IVA sont des personnes volontaires, qui ont des niveaux d’études élevés (bac+4, +5) et qui s’investissent au quotidien pour faire fonctionner les sites dans lesquels ils travaillent.

J’aimerais que vous puissiez défendre ce point de vue et que les RH puissent reconnaître cet effort par la valorisation de nos missions et la possibilité d’accéder à des postes de Directeur Adjoint ou de Directeurs, de manière plus régulière et continue que par les simples épreuves de sélection.

 

 

Une question de reconnaissance

         Je vous remercie de prendre en compte la situation des IVA. En effet, on a le sentiment d'être rétrogradés, et utilisés lorsque l'établissement a besoin  de nous, et rejetés lorsque l'on est moins utile. On nous a enlevé les signatures. On est cadre opérationnel, mais pas cadre… Avant on avait un N+1 en local, maintenant on en aura deux... Pour postuler sur un poste de directeur adjoint site mixte (N°2)  il faut passer la viap et le concours IVB alors que nos homologues du pôle emploi indemnisation (chef équipe) peuvent postuler à partir du moment où ils ont atteint l'indice 300… Cela pourra donner des situations intéressantes : un actuel adjoint au directeur (IVA) qui a éventuellement assuré l'intérim de son directeur absent restera sur le même poste alors qu'un chef d'équipe (indemnisation) prendra le poste de directeur adjoint (N°2) et occupera un poste de niveau IVB…

 

 

         En tant qu'AEP, je vous confirme que le contexte n'est pas très favorable pour les IV A. ce que je voudrais faire remonter, c'est la non-reconnaissance par l'établissement du rôle majeur que nous devons jouer dans la fusion : la motivation, l'implication des équipes pro est portée par les cadres opérationnels qui, en retour, prennent de plein fouet le mal-être des équipes. Pourtant, on réussit actuellement le tour de force de continuer l'activité presque comme si de rien n'était… Alors, quand on nous promet qu'on sera bien dans les organigrammes mais que finalement on ne sera pas cadre (ça couterait si cher que ça ?), mais Agent de Maîtrise (Merci, ça c'est vraiment représentatif du rôle que nous jouons au quotidien!)… L'absence de rôle hiérarchique continuera à nous mettre dans une position totalement décalée : notre position dans un collectif n'est pas fixée : nous ne sommes ni dans le collectif, ni dans l'encadrement : Où alors ??

Quand on nous propose de nous positionner uniquement sur des postes d'AEP, alors que les collègues Ex Assedic (Assistant technique ou Assistants de production) peuvent choisir leur positionnement : directeur adjoint, voire directeurs de site !!!

Quand on nous dit qu'un adjoint au directeur ça n'a rien à voir avec un directeur adjoint (pour le salaire et le statut certainement!), mais qu'on est incapable de nous produire une fiche de poste pour chacun (car on risquerait de s'apercevoir qu'il n'y a effectivement pas de différence). Il y a de quoi être désabusé.

D'autant que toutes les injonctions que nous recevons depuis le début, nous y répondons, nous faisons passer les messages aux équipes, nous produisons les résultats attendus.

La Direction est elle donc aveugle sur notre contribution ou refuse-t-elle de voir ? Le bénévolat que nous effectuons chaque jour (qui n'a pas son compteur chronos bloqué à 12H depuis des semaines et des semaines?), ne sera peut être pas éternel....

En tout cas, merci de votre démarche auprès de la DG.

 

 

 

         Tout d’abord, nous voyons notre mission évoluer puisque nos équipes « grossissent » et  intègrent des agents de cultures différentes et beaucoup de CDD. Nous avons tout à gérer et il paraîtrait que nous ne serions pas cadre !

J’ai aussi cru comprendre que les AEP seraient sur la même grille que les référents techniques ou les ex adjoint assédic qui ne sont pas encadrants

Les situations que je connais sont les suivantes : les référents techniques sont positionnés comme adjoint au chef d’unité mais refusent les missions de représentations et d’encadrement. Ces missions seront donc effectuées par les AEP. En conséquence, le positionnement des uns et des autres sur la grille de la nouvelle convention ne peut donc pas être identique.

 

 

L’avenir des chargés de projets

         En tant que chargée de projet emploi depuis 2004, l’établissement n’a pas envisagé de contenu de poste réel par rapport à mon statut de CPE et je ne suis pas la seule. Je m’interroge sur mon  devenir et sur mes missions au sein de pôle-emploi. En effet, je suis polyvalente, j’ai un certain nombre de dossiers transverses et suis référente sur un secteur d’activité ; je fais du tutorat et je pense que mon expérience peut être enrichissante pour les nouveaux collègues (ex-assédic, nouveaux recrutés) ; j’ai 34 ans d’activité au sein de l’ Anpe. Je crains malheureusement de ne pas avoir de proposition de poste intéressant.

 

         J'apprécie votre préoccupation pour le devenir des IVA mais je souhaiterais que les IVA CPE ne soient pas oubliés, eux qui ont déjà été les "laissés pour compte" de la reclassification.

Les adjoints, AEP et peut être AP (ex-Assedic) étant plus proches de l"Elp en place ou à venir, je crains que les IVA CPE, de même niveau, ne soient encore relégués sur des postes de conseiller de base. De plus, ils seront évalués par des responsables d'équipe de même niveau qui pourront leur reprocher leur manque de zèle et de motivation !!!

Je crois qu'un profond malaise avait été perçu chez ces agents, il serait souhaitable qu'à l'occasion de cette réorganisation l'établissement puisse repositionner correctement ces agents, qu'à un moment donné, il a jugé opportun de promouvoir et d’appeler "cadres".

 

         La position du chargé de projet est la pire… Ce poste n’a de sens dans une organisation que si le directeur y trouve son compte. J’ai été 6 mois conseiller et 6 mois chargé de projet….les projets diminuant je serai bientôt conseiller.

MES CRAINTES :

Revivre 2003 et se voir rétrograder au niveau des conseillers.

 

 

La situation des adjoints

         Quelques réflexions de « IVA », volet adjoint : nous apprenons en consultant SIRH que les postes jusqu’alors occupés par des adjoints IVA sont requalifiés en directeurs adjoints –IVB… Il est donc impossible pour nous IVA d’y postuler.

Le profil de ces postes correspond à celui des actuels adjoints ayant souvent une ancienneté importante sur ces mêmes postes avec de plus, l’exercice de maintes périodes d’intérim de DALE.

Il pourra être proposé un reclassement par un positionnement sur des postes de REP ou RAP. Quid alors des fiches de postes sur ces fonctions ? Postes uniquement à caractère administratif pour les RAP ce qui signifie la fin des relations avec l’extérieur, les usagers, les partenaires, etc. ? A fortiori en allant sur un site dédié « back office » fermé au public !

Faudra-t-il alors pousser le vice jusqu’à ce que l’actuel adjoint assure la formation du nouveau directeur adjoint ex RAC ?

Faudra-t-il également rédiger un courrier de motivation pour prétendre à un poste qui représente, quoiqu’il puisse être dit, une régression ?

Certains pourront postuler sur leur ou des postes d’adjoint mais pour compliquer encore un peu plus les choses il faut tenir compte des binômes de direction (placement/ RAC) ce qui limite encore les postes sur lesquels il est possible de se positionner.

De fait, il conviendrait d’être très mobile géographiquement pour conserver ou retrouver un poste d’adjoint

 

 

 

         Dans le désordre et rapidement car je devrai être partie du boulot depuis 16h… Je suis AEP et voici mes craintes :

- perte de champs d’intervention, voire d’activités car il faut « partager » avec les nouvelles « strates » d’encadrement : directeur adjoint, AP.. De fait, on se retrouve constamment en production pour compenser le manque de ressources,

- l’établissement ne nous donne pas les compétences nécessaires pour prendre en charge (organisation, pilotage) les activités indemnisation dans le cas d’une ELP issue uniquement du placement mais en site mixte dès le 6 juillet,

- nous n’avons pas d’accès aux outils de pilotage de l’activité indemnisation car les accès informatiques n’existent pas pour les ex-Anpe,

- la charge de travail est en constante augmentation, les heures sup sont nombreuses et Chronos est au taquet en permanence

- Avec Océan, c’est l’AEP qui se retrouve « au front » à faire face au refus des conseillers d’entrer dans un suivi individualisé ; les Directeurs ne faisaient plus d’entretien et ne faisait surtout rien signer, et voilà que les AEP doivent le faire à leur place !!!

- on va devoir organiser l’activité en site mixte, notamment le planning sans connaître vraiment les charges de travail et les priorités de l’indemnisation

- nos locaux ne permettront pas d’accueillir des agents supplémentaires (pas de bureau, pas de PO, pas de mobilier) et pourtant injonction de les recevoir dès ouverture site mixte

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 12/08/2009